Actualités
Diam’s prend le voile
La rumeur la disait mariée depuis quelques semaines. Convertie à l’islam. Fréquentant la mosquée de Gennevilliers. Portant le voile. Les fans avaient du mal à le croire. Diam’s, la diva des banlieues à la grande gueule, qui s’apprête à sortir un nouvel album, aurait-elle changé à ce point? Les paparazzi de Paris Match ont prouvé que tel est bien le cas. Dans son édition de cette semaine, l’hebdomadaire français publie un reportage de quatre pages consacré à «la Boulette», comme on surnomme la rappeuse de l’Essonne. «Ce que la médecine n’a pas pu m’apporter, rapporte le magazine, je l’ai trouvé dans la religion. » C’est que Diam’s, née Mélanie Georgiades à Chypre en 1980, de mère française et de père chypriote, n’a jamais fait mystère d’un certain mal-être. «Alors ouais je vends des disques/Ouais j’ai de la tune/Mais j’ai cette putain d’cicatrice qui me perturbe/(…) Tous ces putains de disques d’or ne me rendront pas mon père/Mais je les aime toutes ces unes de magazines/Car pour une fois dans sa vie ma mère est fière de sa gamine», scandait-elle en 2006 dans Petite banlieusarde. Succès public Le succès fulgurant connu avec les albums Brut de femme (2003) et Dans ma bulle (2006), n’a rien résolu, au contraire. «Le succès de Diam’s n’est pas la réussite de Mélanie en privé», confiait-elle à Télé top matin en décembre 2006. Elle a donc décidé de changer, et c’est à nouveau en chanson qu’elle le clame, dans son single Enfants du désert, sorti en juin dernier: «J’ai couru après le fric, quitte à y laisser ma plume/Dans cette course au succès, j’crois que j’ai connu l’enfer/Ma sœur, mon frère, j’préfère qu’ça parte aux enfants du désert/Car je n’emporterai rien sous terre.» Son nouvel album, SOS, sortira le mois prochain. Les profits seront reversés à des associations humanitaires. Elle ne fait plus la bise aux garçons. Elle ne sort plus sans avoir couvert ses cheveux. C’est la nouvelle Diam’s. Il faut s’y faire.